House of Cards Brest

House of Cards Brest Métropole

La toute jeune association C.I.C.E.R.O qui lutte contre la corruption dans le Finistère publie sur son site les affaires qu’elle suit.

Son premier article concerne l’affaire du SIVU de l’Elorn et l’embauche par Yohann Nedelec, maire du Relecq-Kerhuon – et président du SIVU- de son propre premier adjoint (et époux de la présidente du conseil départemental) Renaud Sarabezolles au poste de directeur à plein temps. L’embauche a été validée par le Centre de Gestion du Finistère… dont le président n’est autre que le même Yohann Nedelec. L’adjoint-directeur semble de plus avoir perçu un salaire plus élevé que le directeur précédent pourtant publiquement poussé vers la sortie à cause justement du montant de son salaire.  Les deux élus mis en cause par l’association sont aussi conseillers de Brest Métropole.

Une affaire à suivre sans doute, une saisine au procureur de la république ayant été déposée.

House of Cards Brest, Lectures

Clientélismes urbains, lecture.

Une lecture, vraiment passionnante et qui permet de sortir des idées reçues sur le clientélisme : “Clientélisme urbains” par Cesare Mattina, aux éditions sicences-po.

J’avais espéré un livre sur les rapports entre les élus et les entrepreneurs locaux, les réseaux d’intérêts convergents qui font passer le bien commun en second après les intérêts particuliers. En fait, c’est une étude centrée sur le “defferrisme”, un clientélisme d’élus de la petite notabilité qui s’attache surtout à répondre aux demandes personnelles de leurs proches, des familles des salariés municipaux, des associatifs “satellites” etc, se construisant ainsi une base électorale solide et héritable, de génération en génération.

Logement social, place de crèche, médailles à la con, attribution de locaux, place de fonctionnaires à la maire pour les enfants de… les outils à disposition des élus locaux pour conforter l’attachement personnel de relais essentiels vers les différents corps électoraux sont ici pleinement utilisés par des élus dont on ne sait pas, à lire les entretiens présentés, s’ils sont cyniques ou aveugles. En effet, ils se revendiquent comme des élus de “terrain”, légitimant cumul des mandats et absentéisme par une hyper présence dans des permanences et réponses aux courriers personnels de demandes non pas d’habitants mais au final de personnes plutôt proches de leurs cercles. L’analyse des courriers réçus par la mairie de Marseille permet de sérier les demandes et montre de façon très claire que les demandes sont bien le fait des entourages des élus et des salariés municipaux.

Le livre détaille également la proximité entre la mairie de Marseille et l’organe de presse de la PQR possédé par le maire, et dont les salariés font parie de ceux qui bénéficient à fond de ce clientélisme urbain. Sans doute une excellente façon de s’assurer de bons papiers, ou, au moins, une absence de journalisme d’investigation local trop poussé.

J’ai été frappée par les points communs entre le système Defferre et le système Cuillandre (et/ou Maille), et notamment par l’origine sociale des élus en cause : médecins, profs, anciens syndicalistes, des (tous) petits notables loin des écuries parisiennes.
Bref, à lire, pour mieux comprendre le fonctionnement des élus locaux…

Clientélismes urbains, par Cesare Mattina.
Clientélismes urbains, par Cesare Mattina.
conseil municipal de Brest

Débat d’orientation budgétaire 2016

Le 21 janvier 2016, au menu du Conseil Municipal de Brest : le débat d’orientation budgétaire.

Vous trouverez le document de synthèse dans son intégralité  en suivant ce lien dropbox.

Pour information : ce débat n’est pas suivit d’un vote en conseil municipal. Les élus prennent simplement acte de la tenue du débat. C’est le vote du budget, qui aura lieu quelques semaines après qui fait l’objet d’un vote.

A suivre…

Et n’oubliez pas  : le conseil municipal est ouvert au public ! Il aura lieu à 16h en mairie centrale !

 

Non classé

Pour les biens communs !

Aujourd’hui, 1er janvier 2016, le journal d’Anne Franck devait être élevé au rang de bien commun, 70 ans après la mort de cette jeune fille, tuée par les nazis dans le camp de Bergen-Belsen, en 1945.

Parce que des intérêts économiques ne peuvent légitimement privatiser ce qui doit appartenir à tous, nous sommes invités à partager ce texte, dans sa version originale.

Anne Franck est morte avant d’avoir pu être libérée. Libérons sa parole.

 

Le texte en .doc

Le texte en epub

Le texte en .txt

 

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Sans droit de manifester, pas de devoir de voter.

 

Voici un texte publié le soir du premier tour des élections régionales.

Aujourd’hui, j’ai refusé de faire usage de mon droit de vote. Non pas parce que le panel des mouvements représentés me paraissait insuffisant (le clip vidéo de l’équipe de Gaël Roblin m’avait convaincue qu’il y avait encore de la place pour la sincérité, l’humour et la radicalité joyeuse en politique), mais parce qu’il m’était impossible de concilier l’état d’urgence avec le temps démocratique.

Depuis trois semaines nous sommes privés de notre droit à manifester. La Cop21 est entachée de violences policières. Les perquisitions absurdes et les bavures s’enchaînent. Des écologistes sont assignés à résidence, tout un mouvement social est assimilé au terrorisme.

Il est clair aujourd’hui que le parti socialiste est un danger pour nos droits, pour nos libertés. Il est tout aussi clair qu’il ne peut plus prétendre être un quelconque rempart contre la barbarie nationale basse du front, quand il reprend à son compte leurs idées nauséabondes.

Nous ne pouvons plus croire que la Vème République est encore un espace démocratique.

Nous ne pouvons pas accepter le leurre qui nous est proposé, où les droits seraient réduits, les libertés limitées et sous surveillance mais où l’on nous demanderait encore de voter pour ceux-là même qui rognent nos ailes citoyennes. Nous ne devons pas laisser l’épouvantail des chemises brunes cacher la réalité d’un parti socialiste qui glisse rapidement vers un régime autoritaire.
Pour toutes ces raisons, et quelle que soit la configuration du second tour en Bretagne, dimanche prochain, à nouveau, je m’abstiendrai.