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Tests osseux sur des mineurs à Brest.

Dans un article non signé publié le 30/09/2017, le Télégramme de Brest rapporte que des tests osseux ont été pratiqués sur deux jeunes mineurs interpellés dans un contexte d’agressions sur fond de consommation d’alcool.

L’article ne prend pas la peine de rappeler que ces tests osseux sont jugés comme non valides par les scientifiques et que l’ensemble des associations de défense des droits humains demande que ces tests ne soient plus pratiqués. Le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe a ainsi publié en 2011 un avis très négatif sur l’utilisation de ces tests aux résultats douteux, mettant également en avant la difficulté éthique posée par le recours aux radiations ionisantes sur des jeunes personnes sans aucun but thérapeutique mais uniquement dans une préoccupation administrative.

Bien loin du travail de vérification qui s’impose à un média d’information, le Télégramme écrit donc qu’« un test osseux permettait d’établir que les deux avaient plus de 18 ans », donnant à ces tests un caractère de fiabilité très loin de la réalité.

En 1971, la charte du journalisme posait l’impératif de vérité comme essentielle à la bonne pratique du métier. On voit qu’on en est bien loin ici, avec des données parcellaires et orientées, qui visent plus à conforter un discours officiel qu’à informer les lecteurs.

Ressources :

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Brest Death Experience

« Ici, on fait sans dire », martelait François Cuillandre, il y a deux ans, lors d’une conférence de presse de rentrée.

Cette rentrée 2017 aura permis de constater, pour ceux qui en doutaient encore, que l’on n’y fait plus désormais que ce que l’on peut médiatiser, au détriment de festivités parfois centenaires qui ont méthodiquement été amputées voire annulées. De juin à septembre, retour sur un été à Brest qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

2012 : fêtes maritimes obligent, comme tous les quatre ans, les Jeudis du Port réduisent la voilure.

Ces séries de concerts gratuits qui attiraient, neuf fois par été, jusqu’à 40.000 personnes, passe à quatre soirées.

Victimes de coupes budgétaires, les « Jeudis » ne retrouveront jamais leur rythme de croisière. Et cette année encore, malgré l’absence de grands voiliers, ils n’ont débuté que fin juillet. Les juillettistes fêtards et mélomanes n’ont plus qu’à se tourner vers les festivals à trente euros l’entrée.

 

Depuis 1996, au sortir de l’été, la Ville prenait soin, chaque rentrée, d’accueillir dignement ses 23.000 étudiants. De « Brest accueille ses étudiants » à « La Déambule » en passant par « Bars n’Brest », les brestois étaient conviés à investir le centre-ville et les nouveaux arrivés invités à se l’approprier.

A la rentrée 2016, en bon défenseur de la « start-up nation », Pierre Karleskind, adjoint à l’enseignement supérieur, annonce « un nouveau concept résolument innovant » « créant de nouvelles interactions avec le territoire ». Place à la « Brest Life Experience » !

Le principe ? Une série de jeux-concours sur Facebook qui promet à une poignée de participants de remporter des places pour les équipements municipaux, voire, pour les plus « chanceux », une visite de sous-marin nucléaire…

A l’heure du traditionnel compte-rendu, les bilans se chiffrent en « likes » et en « partages », et l’on s’y félicite d’avoir remplacé les 20.000 fêtards des années passées par quelques dizaines de prétendants à un pass pour le parc d’attraction du coin. Il est vrai que vider les rues et nourrir les GAFAM, c’est tellement « disruptif »…

 

Dernier bastion des festivités de rentrée étudiante, Les Pétarades. Depuis 2008, 150 bénévoles s’activaient pour rassembler plus de 13.000 festivaliers sur campus de l’UBO. Au nom de l’état d’urgence, les Pétaradeurs ont été priés de se délocaliser au Parc de Penfeld, et d’en assumer le surcoût. Faute de soutien de la collectivité, les organisateurs ont préféré déclarer forfait. Contrairement aux Pétarades quimpéroises, qui se sont, dans la foulée, déroulées en plein centre-ville et en toute sécurité.

 

Car l’état d’urgence semble être à géométrie variable. Il est plus sévère à Brest qu’à Quimper, et moins arrangeant pour les particuliers que pour les commerçants. En témoigne la deuxième édition d’une Foire St Michel au rabais qui se tient le week-end prochain.

Vide-grenier centenaire, ce rendez-vous, qui draînait 150.000 visiteurs, permettait, une fois l’an, d’être acteur plutôt que simple consommateur. De privilégier la réutilisation à la consommation.

Mais lorsque, sur demande du préfet, le périmètre de la fête a dû être réduit, ce sont les particuliers qui ont été lésés, et préférence a été donnée aux professionnels agréés, ceux qui ont déjà pignon sur rue toute l’année. Et c’est ainsi qu’une simple braderie vint remplacer le vide-grenier. Les brestois ne s’y sont pas trompés : l’an dernier, deux tiers des habitués n’ont pas daigné se déplacer.

 

Le tort de ces différents évènements sabotés ? Peut-être ne pas avoir de logo « vu à la télé ».

Car, au sein de l’équipe municipale, les chargés d’animation semblent n’avoir que la télévision comme aspiration et comme source d’inspiration.

C’est ainsi qu’aux dernières Assises du Commerce, la Ville a fièrement annoncé défilés de mode et adaptations locales de jeux télé. Le compte Twitter officiel ne perd pas une occasion de relayer les castings d’émissions.

Et si, pour une présence, même fugace sur une chaîne nationale, il faut subventionner Endemol pour un concours de beauté, fini l’austérité, on arrive à retrouver quelques deniers cachés, ou quelques euros pour la pauvre famille Sodebo.

C’est qu’en 2017, après avoir eu les « honneurs » de France 2 ou du Canard Enchaîné pour les déboires de son téléphérique, et ceux du Monde et de Libération pour sa gestion de Traon Bihan, la politique de la ville a un sacré déficit d’image à rattraper, quitte à, pour le financer, saborder la vie brestoise. Il suffira, pour l’enjoliver, de lui donner un nom anglais.

Brest Life.

 

par Alexandre Lhomme, collaborateur bénévole non reconnu.

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Harcèlement étatique des familles albanaises.

La LDH dénonce aujourd’hui la situation dramatique d’une famille albanaise à la rue à Brest, dont les deux très jeunes enfants sont malades.

Le refus de prise en charge en hébergement d’urgence par la préfecture se double d’un refus du tribunal administratif de reconnaître l’urgence de la situation.

Les familles demandeuses d’asile à la rue subissent depuis de très longs mois un véritable harcèlement étatique de la part de la sous-préfecture du Finistère. L’État macronien aujourd’hui, comme L’État socialiste hier, mène une politique xénophobe et totalement contraire au respect des droits humains, ici comme à Calais, Grande-Synthe ou la Chapelle.

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Election présidentielle

#SansMoiLe7Mai

Ce hashtag qui fleurit depuis hier soir, en réaction à la stupeur de voir à nouveau un duel droite / extrême droite au second tour de l’élection présidentielle illustre parfaitement la fin de l’illusion du « front républicain ».

A Partage Solidarité, nous avons pour la plupart voté Philippe Poutou. Certains se sont abstenus aussi. Mais aucun d’entre nous n’ira voter Macron ou Le Pen au second tour.

Que l’ultra-libéralisme se débrouille face au fascisme, notre combat n’est pas là. « Nos luttes et nos rêves »1 : , c’est au quotidien et c’est dans la rue qu’ils s’exprimeront.

Pour l’accueil des exilé.e.s, pour la paix, pour la protection de la biodiversité, pour nos acquis sociaux passés et à venir ! Luttons !

 

1. « Les luttes et les rêves : une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours« , par Michelle Zancarini-Fournel, Zones, 2017.

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Monsieur Polard, ou le retour vers le futur des années 80.

A l’occasion d’un article sur la sécurité routière aux alentours des écoles brestoises, sujet sensible s’il en pour notre ville,  le vice-président en charge des aménagements, Jean-Luc  Polard, s’est fendu d’une petite phrase : « je n’aime pas les automobilistes qui se garent n’importe  comment,  mais je n’aime pas les cyclistes qui roulent à contresens,  ou les piétons qui surgissent entre les barrières ». (Le Télégramme du 10/02/2017).

Cette petite phrase cumule l’odieux et l’irresponsable tout en instillant sournoisement un mensonge qui ferait des piétons et des cyclistes les responsables des accidents.  Pourtant les données brestoises d’accidentologie  sont sans appel : les automobilistes provoquent les accidents, les plus nombreux et les plus graves. Ils ne se contentent pas de « se garer n’importe comment » : ils blessent, tuent, les plus vulnérables qui sont les enfants de 8 à 11 ans et les personnes âgées.

L’aversion de monsieur Polard pour les cyclistes et les piétons n’est un secret pour personne dans la collectivité, ni parmi les élus. Il multiplie les plaisanteries douteuses sur le sujet,  et surtout il impulse une politique sciemment « pro-bagnole » basée sur une vision de la ville qui date des années 80 (décennie qui l’a vu rentrer au conseil municipal, il y a 35 ans). Il œuvre ainsi pour le retour de la voiture en centre-ville (stationnement gratuit, voies  rapides et autres parkings en surface) et le maintien des autres modes de déplacements en marge des usages (opposition au passage à 30km/h de certaines voies dangereuses), au mépris des enjeux climatiques, de la santé et de la sécurité des habitants.

On attend bien entendu la réaction de Yann-Fanch Kernéïs, élu EELV délégué à la politique piéton/vélo, qui remettra certainement Monsieur Polard à sa juste place : au garage.

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Austérité décryptage (suite)

Cet article est la suite de celui-ci : « l’austérité, décryptage« . Il est préférable de les lire dans l’ordre !

Avant de m’intéresser au budget spécifiquement Ville, j’ai regardé de plus près les propositions consacrées au budget du CCAS (CCAS doté d’un conseil d’administration « autonome », présidé par le maire de Brest). Ces propositions sont signalées en jaune dans le document exfiltré et concernent 4 d’entre elles : les P39, P89, P90, P103. Dans les tableurs publiés précédemment j’ai compté chacune pour une proposition, comme les autres.
Cependant, la lecture de la P89 m’amène à corriger ceci. En effet, au lieu d’être, comme les autres fiches, thématique et ciblant un domaine précis, cette P89 contient 8 propositions différentes, qui auraient dû avoir chacune leur fiche.

Voici donc une nouvelle visualisation des données qui montrent que cette P89 fait nettement augmenter la part des propositions qui sont prévues pour une mise en oeuvre dès 2017, de 44 (voir article précédent) à 47%.

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Une autre visualisation de ces nouvelles données montre également que la prise en compte des 8 propositions de la P89 augmente la part des fiches consacrées à la « révision du niveau ou la qualité du service public » : de 24 (article précédent) à 34 % !

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Enfin, avec dans cette catégorie 8 propositions consacrées au CCAS sur 19 au total, nous avons bien la confirmation que le public précaire est une cible majeure des mesures d’austérité proposées.

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Austérité, décryptage.

Cet article est le premier d’une suite qui sera consacrée à ce déchiffrage des documents exfiltrés. La suite, consacrée aux mesures concernant le CCAS se trouve ici.

Après la publication des documents de travail du plan d’austérité de la majorité socialiste, communiste, EELV, un gros travail de défrichage est nécessaire. 142 pages, 111 propositions, distinguées par un code couleur.

Bleu = budget Métropole

Rouge = budget Ville de Brest

Vert = budget Ville ET Métropole

Jaune = budget CCAS

Noir = tous les budgets

Les 111 propositions sont également divisées en grandes thématiques : développement de recettes fiscales et tarifaires, évolution du périmètre d’intervention (qui n’est JAMAIS une évolution à la hausse, on le verra), relation aux partenaires, Délégation de service public, révision du niveau de qualité du service public (même remarque que pour l’évolution du périmètre), évolution de l’organisation, orientations transversales relatives aux RH, et enfin autres pistes.

Pour mieux nous approprier ces 111 mesures, je les ai rassemblées dans un tableau, par thématique et par année de démarrage.
Ce tableau permet ensuite de proposer quelques camemberts. Le premier, ci-dessous montre que 44% des mesures sont prévues pour être mises en place dès 2017.

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Pour 2017 justement, un autre camembert permet de voir que 24% des mesures concernent la révision (à la baisse) du niveau du service public et 29% l’évolution (à la baisse, toujours) du périmètre d’intervention. 14% concernent les relations aux partenaires, essentiellement des baisses ou arrêts de subventions aux associations.

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On mesure ainsi avec quelques données rendues visibles que 67% des mesures proposées sont des mesures directement anti-sociales. A cela il faudrait ajouter la part des mesures de développement tarifaires qui concernent les halte-garderie sur et les TAP… Un exercice que nous ferons demain.

Et pour 2018 ? Et bien on voit l’augmentation de la part des mesures liées aux DSP, mais c’est mécanique étant donné que les contrats arrivent à échéance. On note d’ailleurs que le contenu de ces mesures est bien moins détaillé que celui des mesures antisociales. Pour 2018, néanmoins ce sont les mesures de révision du service public qui dominent avec 26% des propositions !

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Austérité et mesquineries.

« En matière de mesquinerie, vous ne me donnerez pas de leçon », François Cuillandre, conseil de métropole du 14 octobre 2016.

Hier, sur les réseaux sociaux, un document de travail « confidentiel »1 de la majorité PS PC EELV a été diffusé, énumérant des dizaines de mesures d’austérité envisagées, pour certaines dès 2017.
Le Télégramme reprenait ces mesures ce matin, accompagnées d’une interview d’un membre de la majorité précisant que ce n’est qu’un document de travail et associant la notion de « responsabilité » à celle d’austérité devant des incertitudes futures.

La première des impostures intellectuelles à dénoncer est bien celle-là. Celle qui, à l’échelle européenne, fait passer l’austérité pour du réalisme. La majorité brestoise se place donc dans la lignée idéologique des Junker et autres ultra-libéraux, et conforte ce changement d’orientation politique par un vocabulaire mensonger. Loin d’être une réponse « responsable » face à la crise, l’austérité porte au contraire la responsabilité de l’effondrement de la Grèce et de l’Espagne. L’austérité, c’est rendre les pauvres plus pauvres, c’est aggraver les difficultés quotidiennes des habitants les plus fragiles, c’est aussi s’attaquer aux classes moyennes, c’est renforcer le pouvoir des plus aisés.

Ainsi, des TAP payantes, c’est faire peser sur les finances des familles la garde des enfants entre 15h et 16h30. Les TAP étaient présentées comme un moyen égalitaire d’accès aux activités périscolaires, rompant ainsi avec la distinction sociale qui faisait que les enfants les plus aisés renforçaient leur capital culturel par une pratique plus forte des activités périscolaires. Avec la fin de la gratuité, ce sont bien les plus modestes qui vont cesser, on peut le craindre, d’inscrire leurs enfants aux TAP. Des TAP payantes c’est donc : diminuer le budget des familles ET renforcer la distinction sociale liée aux activités culturelles.

De la même façon, la fin de la gratuité des halte-garderies pour les familles les plus pauvres va immédiatement impacter de nombreux foyers. Cette gratuité permettait une respiration aux parents aux revenus faibles, et notamment aux parents isolés, en proposant un relais pour la garde ponctuelle de leur enfant. Rendre ces halte-garderie payantes, c’est risquer de renforcer l’isolement des parents au foyer ou au chômage.

Ainsi encore, la fin du portage de repas : alors que c’est une activité économique qui a vu se développer les « majordomes » privés et autres livraisons de courses à domicile, le CCAS avait fait le choix jusque là de maintenir ce service qui permet le maintien à domicile de nombreux Brestois âgés. Non seulement le coût du portage était accessible aux personnes aux revenus modestes, mais encore ce portage s’accompagnait d’un suivi social permettant de poser des alertes en cas de dégradation de l’état psychique ou physique de la personne, de dispenser des conseils sur l’alimentation et autres services que ne comprennent pas les propositions privées. La fin de ce portage de repas, c’est risquer de voir l’état de santé des personnes âgées qui auraient pu rester à domicile encore quelques années, se dégrader plus vite et nécessiter plus vite un placement en EPHAD (et non pas en foyer-logement, la suppression totale de ceux-ci étant également à l’ordre du jour). Là encore, cette mesure est socialement inégalitaire : les personnes âgées aisées (ou dont les enfants ne rencontrent pas de difficultés économiques) pourront avoir recours aux services privés de livraison de repas à domicile…

La proposition de mettre fin à la distribution de dictionnaires aux enfants de CM2 passant en 6ème est, là encore, dramatique de mesquinerie2. , mais surtout socialement discriminatoire. Les dictionnaires sont des ouvrages coûteux, mais essentiels. L’accès gratuit en ligne à certains contenus (je pense au fameux Centre Nationale des Ressources Textuelles et Lexicales) de grande qualité ne peut remplacer la pratique du dictionnaire physique : d’abord parce que tous les enfants ne disposent pas d’un accès facile à internet, ensuite parce que faire le tri entre toutes les propositions du web n’est pas évident et demande une certaine maîtrise des contenus. Là encore, on va voir s’aggraver la distinction sociale entre ceux qui pourront se voir offrir des dictionnaires, qui souvent sont les mêmes qui auront facilement accès à internet, et les autres.

A ces mesures d’austérité imposées aux familles, s’ajoutent celles imposées au tissu associatif brestois. Associations sportives, associations culturelles, associations d’action sociale : toutes, et les plus socialement utiles, sont visées. Un effet ciseau est prévisible : d’un côté la baisse des subventions directes, de l’autre la fin de la mise à disposition gratuite des locaux. Les conséquences vont être graves, notamment en terme d’emplois. L’austérité provoque du chômage, et fragilise le tissu associatif pourtant seul rempart contre l’isolement social provoqué par ce même chômage.

L’analyse mesure par mesure de la politique d’austérité annoncée pourrait continuer longtemps, mais l’essentiel se retrouve dans ces exemples : l’austérité est d’abord dirigée contre les foyers les plus modestes, et les mesures vont très rapidement aggraver les inégalités sociales entre les Brestois.

Faire le choix de l’austérité ce n’est pas être responsable, c’est se rendre coupable. Et les élus de la majorité, socialistes, communistes, écologistes, régionalistes, porteront la responsabilité de la dégradation réelle de la qualité de vie des habitants.

 

 

1 : Document disponible ici. Catalogueaustérité

2 : Mesquinerie : Caractère de la personne qui manifeste de l’étroitesse d’esprit et de vues, des sentiments bas et médiocres; caractère de ses activités. Anton. générosité. Mesquinerie d’un caractère, d’un esprit, d’un procédé. (Source CNRTL).

 

 

Aidons les Réfugiés, réactions

Expulsions du Forestou, trop de colère pour un communiqué.

Hier matin des exilé.e.s ont été expulsés de façon très violente, et en présence de 15 enfants, de leurs maisons. Ces maisons étaient occupées depuis plusieurs mois, parce qu’aucune solution pérenne et digne ne leur avait été proposée. Ces maisons appartiennent au bailleur social BMH qui a fait la demande de l’expulsion.

3 soutiens, des personnes formidables et courageuses, ont été arrêtées. L’une d’elle, qualifiée de « virulent » dans un article (encore) à charge du Télégramme est sous mandat de dépôt, et d’après les infos des amis, elle serait encore à l’hôpital. L’arrestation a en effet été des plus violentes. Ces trois militant.e.s ont le soutien de tous ceux qui défendent encore à Brest les droits humains. Les charges retenues contre elles doivent être abandonnées. Notre camarade doit être libéré.

Je vous joins ici le communiqué de la FSU qui dit avec des mots justes ce que ma colère m’empêche d’écrire sans risquer d’être « virulente » vis à vis des responsables de ce désastre humanitaire: le président de BMH, François Cuillandre, et les élues en charge du logement, Tiphaine Quiguer (Parti Socialiste) et Claude Bellec (Parti Communiste).

Communiqué de la fsu

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Affaire Brest 2016 et Rivacom

Hier, nous faisions notre déballage pour la Foire Saint-Mich (les déballages individuels ayant été interdits, on déballait les affaires publiques en distribuant l’article de Marianne sur les marchés publics douteux passés dans le cadre de Brest 2016). Un monsieur prend alors un de nous en photo, et lance, menaçant : « on se reverra ». Course-poursuite pour prendre nous aussi ce monsieur en photo (d’abord pour lui rendre la pareille, et surtout pour le googliser et savoir qui il est). Photo prise, il s’énerve. « Je vais porter plainte » (aaah ok, donc toi, monsieur, tu te permets de prendre le pote en photo et même de menacer, mais nous on peut pas ???). On arrête de tracter, un peu impressionnés par ses menaces, il faut dire. Et puis… on cherche sur Internet qui il est. Et on trouve.
C’était le patron de Rivacom, celui là même qui est mis en cause par le papier de Marianne…

Lien vers le pdf de l’article de Marianne