conseil de Brest Métropole, conseil municipal de Brest

Budget 2017 et open data.

Ceux qui s’intéressent un peu aux documents financiers de la Ville et de la Métropole de Brest le savent : les documents sont peu accessibles (le site Brest.fr   n’en propose que quelques années) et surtout ils sont proposés en format pdf, ce qui n’est pas exploitable. Les élus le reçoivent d’ailleurs sous cette forme, pire, sur une application pour tablette Apple (KBOX) qui ne permet pas l’extraction, et qui ne permet pas non plus les filtres ou opérations possibles avec d’autres formats et d’autres outils. La dématérialisation sous couvert d’ « économie de papier » pouvait sembler une bonne idée au départ, mais les choix techniques faits nous emmènent vers une très grande opacité.

Après de nombreuses et vaines requêtes pour obtenir le budget au moins en format tableur, après même une interpellation des élus concernés en conseil municipal, je me suis tournée vers la communauté de Mastodon (ce réseau social émergent qui dépote et propose une alternative libre et ouverte à Twitter, mais je m’égare). Je cherchais une solution pour proposer le budget -pour commencer, la partie concernant les subventions aux associations et autres- en format odt, csv, xml. Sur les conseils de nombreux « mastonautes » j’ai utilisé le logiciel Tabula, développé pour les besoins spécifiques des journalistes d’enquêtes. L’outil n’est pas parfait, mais il m’a permis de « libérer » ce budget en quelques heures (3h30 précisément), avec essentiellement du travail de remise en forme.

Voici donc le résultat de ce travail : le budget prévisionnel 2017 de la Ville de Brest des pages 137 à 150 du pdf téléchargeable sur le site de la Ville, aux formats ods et csv  est disponible sur la page Open Budget de ce blog.

EDIT : suite à ces publications et à une nouvelle demande aux élus concernés, les budgets 2014-2017 en xml, csv, xls sont disponibles, toujours sur la page Open Budget.  Leur lisibilité sera améliorée par la publication prochaine des explications des entrées des tableurs.

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Conseil de métropole du 3 février 2017, le Débat d’Orientations Budgétaires.

Monsieur le Président, chers collègues,

Le vendredi 25 janvier dernier se tenaient nos commissions avant le conseil de métropole. Vous en avez déplacé la tenue par un simple mail signé des services la veille et sans nouvelle convocation officielle, au prétexte de la signature (inopinée sans doute) du Pacte Etat/Métropole et de la venue des ministres particulièrement impopulaires aux yeux du peuple de gauche : Mme El-Kohmri, M. Cazeneuve, et M. Le Drian. Notre règlement intérieur stipule que nos conseils et commissions doivent faire l’objet d’une convocation en bonne et due forme signée de votre main. J’ai donc signalé par mail à l’ensemble des groupes de ce conseil mon refus de participer aux commissions dans ces conditions. Le règlement intérieur devrait peut-être être enrichi d’un paragraphe sur les délais minimum de modification de tenue des commissions et précisant les modalités d’information des conseillers.

J’ai fait la démonstration, en conseil de ville de Brest de la difficulté posée par le mode de présentation de vos rapports d’orientation budgétaire, qui faisait par exemple croire à des difficultés sur l’épargne brute là où la réalité nous amenait en fait au niveau de 2009. Là encore, nous nous retrouvons avec un document de synthèse qui est difficilement compréhensibles pour ses destinataires principaux, à savoir les élus et les citoyens.

Ainsi, les données qui nous sont fournies sont présentées différemment d’une année sur l’autre : par exemple les chiffres de l’épargne brute sont ici présentés à la décimale près, tandis que dans votre rapport de 2016 ils étaient arrondis… nous nous retrouvons ainsi avec des données différentes pour parler de la même chose.

Plus tendancieux, je n’oserais dire pernicieux, les figures et tableaux qui sont censés nous éclairer pour comprendre votre démonstration sur l’état de nos finances ouvrent systématiquement des périodes différentes.

Enfin, les documents des années antérieures à 2016 n’étant pas en ligne, il est impossible au citoyen de vérifier vos données, sauf à se tourner vers les sites du gouvernement, dont les chiffres ne coïncident pas avec eux qui nous sont ici fournis.

Enfin, en guise d’orientation budgétaire, nous nous trouvons bien affamés devant la faiblesse des éléments qui nous sont ici présentés, notamment en terme de fonctionnement.

Pour résumer : les données fournies sont invérifiables et présentées de façon certes lisible, mais non intelligible, e qui ne favorise pas un débat d’orientation budgétaires éclairé. De plus sans véritables orientations proposées, il est bien difficile aujourd’hui de dire à quoi ressemblera le budget que vous allez présenter dans quelques semaines.

Enfin, dans cette ère où les mots n’ont plus de sens, on vient d’entendre Mme Abiven [NDLA  : Vice-Présidente aux Finances, PS] parler « modernisation et innovation du service public », là où il serait honnête de dire que vous comptez supprimer des postes et baisser les subventions. Les habitants de la métropole ne s’y tromperont pas et seront assurément vigilants lors de la présentation du budget 2017.

Nous ne nous laisserons pas imposer une politique austéritaire, de droite par essence, sans réagir. Le vote de dimanche dernier a montré qu’ici particulièrement les habitants savent que votre ligne vallsiste n’est pas de gauche et n’est pas désirable.

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Conseil de métropole du 3 février 2017, propos introductifs.

Monsieur le Président, chers collègues,

Tout d’abord je veux remercier les associations présentes pour la clarté et la précision de leurs remarques sur les trois projets dénoncés, au contraire des réponses déplorables et toutes technocratiques apportées par Thierry Fayret et Eric Guellec [NDLA : respectivement PS et PC].

Monsieur le Président, nous avions de nombreuses raisons d’être interpellés ce soir,

  • entre la mobilisation des riverains, qui cherchent à préserver des éléments essentiels de ce que vous appelez dans vos opérations de communication la « trame verte et bleue », et que vous n’avez de cesse de détricoter, en favorisant des projets immobiliers nuisibles,
  • la mobilisation des paysans bio de Traon Bihan, qui dénoncent avec des centaines de soutiens, un urbanisme absurde qui veut remplacer des terres agricoles bio pour un éco quartier,
  • ou encore la grève des salariés de Bibus, qui luttent pour de meilleures conditions de travail et de rémunération,
  • Ou enfin, les dysfonctionnements récurrents du téléphérique qui font de Brest la risée de tous…

Toutes ces mobilisations et dysfonctionnements sont symptomatiques des maux de notre collectivité, entre des projets immobiliers nuisibles pour les riverains comme pour l’environnement, un urbanisme qui ne tient pas compte du fait que notre métropole a pour centre une ville classée par les géographes comme « cité rétrécissante », une gestion des services publics à la solde de l’actionnariat via les Délégations de Services Publics, dont on rappelle qu’elles sont régulièrement critiquées par la Cour Régionale des Comptes.

Monsieur le Président, chers collègues, Il est temps de cesser de penser la métropole contre ses habitants.

Il faut trouver et utiliser les moyens légaux pour empêcher les projets immobiliers qui dégradent nos lieux de vie,

il faut suspendre les décisions d’urbanisme illogiques et destructrices, et il faut cesser les modifications régulières du PLU qui en affectent la cohérence,

il faut sortir au plus vite des DSP qui mettent les services publics dans une logique de rentabilité au service d’actionnaires et non pas au service des usagers, le tout au détriment des salariés sous pression.

Tout ceci est réalisable, ce ne sont pas des propositions utopistes. Monsieur le Président, vous avez entre vos mains tous les outils pour répondre concrètement à toutes ces questions.

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Boycott : Commissions métropole

Vous trouverez ci-dessous un mail envoyé au Président de métropole et à l’ensemble des groupes justifiant mon refus de participer aux commissions avant conseil de métropole.

 

Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les conseillers,
vu l’article 28 du Règlement Intérieur du conseil de métropole (C 2014-09-155), stipulant « la convocation aux réunions des commissions indique la date, l’heure et le lieu de l’ensemble des réunions. La convocation est signée par le Président ou la (les) personne(s) délégué(es) par lui à cet effet« ,
– vu la convocation datée du 20 janvier et signée du Président indiquant la tenue desdites commissions le 27 janvier à 17h,
je m’étonne qu’un simple mail reçu de la part du Service des Assemblées le 26 janvier à 16h et non accompagné d’une convocation en bonne et due forme puisse légalement faire office de nouvelle convocation et ce, 25h avant la tenue d’une commission plénière majeure nous présentant le Débat d’Orientation Budgétaire 2017.
De plus, la raison invoquée (signature du Pacte Etat Métropole) interpelle. En effet, la date de cette signature n’était-elle pas connue suffisamment à l’avance pour nous convoquer selon les règles (un ancien Premier ministre venant bien à propos de rappeler que lui-même « a toujours respecté les règles« ), règles que nous avons votées le 18 septembre 2014, et dont vous vous faites fort de nous rappeler l’importance à chaque conseil de métropole ?
Considérant donc que nous n’avons pas été convoqués dans le respect de notre règlement intérieur, je vous fais part par la présente de mon refus de participer à cette commission plénière, dont la légitimité est contestable.
Bien respectueusement,
Julie LE GOIC
conseillère de la métropole
Partage Solidarité

 

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Austérité décryptage (suite)

Cet article est la suite de celui-ci : « l’austérité, décryptage« . Il est préférable de les lire dans l’ordre !

Avant de m’intéresser au budget spécifiquement Ville, j’ai regardé de plus près les propositions consacrées au budget du CCAS (CCAS doté d’un conseil d’administration « autonome », présidé par le maire de Brest). Ces propositions sont signalées en jaune dans le document exfiltré et concernent 4 d’entre elles : les P39, P89, P90, P103. Dans les tableurs publiés précédemment j’ai compté chacune pour une proposition, comme les autres.
Cependant, la lecture de la P89 m’amène à corriger ceci. En effet, au lieu d’être, comme les autres fiches, thématique et ciblant un domaine précis, cette P89 contient 8 propositions différentes, qui auraient dû avoir chacune leur fiche.

Voici donc une nouvelle visualisation des données qui montrent que cette P89 fait nettement augmenter la part des propositions qui sont prévues pour une mise en oeuvre dès 2017, de 44 (voir article précédent) à 47%.

Austérité4

Une autre visualisation de ces nouvelles données montre également que la prise en compte des 8 propositions de la P89 augmente la part des fiches consacrées à la « révision du niveau ou la qualité du service public » : de 24 (article précédent) à 34 % !

Austérité5

 

Enfin, avec dans cette catégorie 8 propositions consacrées au CCAS sur 19 au total, nous avons bien la confirmation que le public précaire est une cible majeure des mesures d’austérité proposées.

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Austérité, décryptage.

Cet article est le premier d’une suite qui sera consacrée à ce déchiffrage des documents exfiltrés. La suite, consacrée aux mesures concernant le CCAS se trouve ici.

Après la publication des documents de travail du plan d’austérité de la majorité socialiste, communiste, EELV, un gros travail de défrichage est nécessaire. 142 pages, 111 propositions, distinguées par un code couleur.

Bleu = budget Métropole

Rouge = budget Ville de Brest

Vert = budget Ville ET Métropole

Jaune = budget CCAS

Noir = tous les budgets

Les 111 propositions sont également divisées en grandes thématiques : développement de recettes fiscales et tarifaires, évolution du périmètre d’intervention (qui n’est JAMAIS une évolution à la hausse, on le verra), relation aux partenaires, Délégation de service public, révision du niveau de qualité du service public (même remarque que pour l’évolution du périmètre), évolution de l’organisation, orientations transversales relatives aux RH, et enfin autres pistes.

Pour mieux nous approprier ces 111 mesures, je les ai rassemblées dans un tableau, par thématique et par année de démarrage.
Ce tableau permet ensuite de proposer quelques camemberts. Le premier, ci-dessous montre que 44% des mesures sont prévues pour être mises en place dès 2017.

Austérité1

Pour 2017 justement, un autre camembert permet de voir que 24% des mesures concernent la révision (à la baisse) du niveau du service public et 29% l’évolution (à la baisse, toujours) du périmètre d’intervention. 14% concernent les relations aux partenaires, essentiellement des baisses ou arrêts de subventions aux associations.

Austérité2

On mesure ainsi avec quelques données rendues visibles que 67% des mesures proposées sont des mesures directement anti-sociales. A cela il faudrait ajouter la part des mesures de développement tarifaires qui concernent les halte-garderie sur et les TAP… Un exercice que nous ferons demain.

Et pour 2018 ? Et bien on voit l’augmentation de la part des mesures liées aux DSP, mais c’est mécanique étant donné que les contrats arrivent à échéance. On note d’ailleurs que le contenu de ces mesures est bien moins détaillé que celui des mesures antisociales. Pour 2018, néanmoins ce sont les mesures de révision du service public qui dominent avec 26% des propositions !

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Intervention au conseil de métropole : Océanopolis et ses mauvaises fréquentations…

Les chiffres sont mauvais,  l’équipement, lui est de qualité. Comment interpréter ce décalage entre le sérieux de la structure de culture scientifique et technique, et la baisse de l’intérêt des visiteurs ? Sans doute pas en se focalisant à nouveau sur la météo, comme le fait Océanopolis depuis plusieurs années. Trop pluvieux en mars 2012, pas assez à l’été 2016, on sent bien que les explications liées à la pluviométrie sont brumeuses. 

Par contre, il faut parler du positionnement du délégataire chargé de la gestion de l’équipement, Brest’AIM. Cette grosse SEM, qui gère aussi le Quartz, l’Aréna, la « marina du Château » (le port de plaisance quoi), présente dans ses rapports Océanopolis non pas comme un centre de culture scientifique et technique mais comme un équipement de loisirs et d’amusement. La grille tarifaire, exorbitante, est ainsi comparée dans les documents remis aux élus avec celles de la « Récré des 3 curés » ou de Disneyland. Si on la compare, par contre, aux autres établissements de culture scientifique et technique, on voit bien que les tarifs sont totalement inadaptés. Ainsi l’entrée adulte est de plus de 20 euros à Océanopolis, 11 euros à l’Espace des Sciences à Rennes (avec accès au Planétarium).  De la même façon, l’établissement rennais a choisi de faciliter l’accès aux familles, alors qu’Océanopolis fait payer plus cher les jeunes de 14 ans que les étudiants… Des pistes de réflexion que pourront explorer peut-être les futurs candidats à la gestion du site, la délégation de service public devant être renouvelée en 2019 !

Océanopolis doit être géré et valorisé comme le centre de culture scientifique et technique de qualité qu’il est.  On peut penser notamment à l’excellente exposition Cyclops, bien plus réussie que le battage médiatique fait autour des fameuses loutres.  La vulgarisation contre la vulgarité en somme. 

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/oceanopolis-assomme-par-la-meteo-09-09-2016-11210636.php

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Commissions avant le conseil de métropole du 14 octobre

Les commissions avant le prochain conseil de métropole se tenaient hier, et notamment une commission pleinière présentant les divers rapports des représentants de la métropole dans plusieurs satellites de la collectivité, ainsi qu’une présentation du plan stratégie numérique qui portera le nom désolant de « Brest Horizon Digital ». Je suis intervenue à ce sujet pour regretter ce choix de « digital » en lieu et place de numérique. Je vous recommande la lecture de cet article de blog sur ce sujet.

J’ai posé 4 questions au sujet de la délibération 26 présentant le rapport de gestion de Brest Métropole Aménagement. Mes questions portant sur des éléments financiers précis, il m’a été demandé de les reposer par écrit, ce que j’ai fait. Je vous les communique ici.

Madame la Vice-Présidente,

Lors de la commission que vous présidiez le 7 octobre, j’ai posé plusieurs questions concernant la délibération n°26, qui nous demande d’approuver le rapport annuel des représentants au CA de Best Métropole Aménagement pour l’exercice 2015.
Mes questions ne rencontrant pas de réponse immédiate, vous m’avez demandé de les poser à nouveau par écrit pour qu’une réponse me parvienne sous la même forme.

Ma première question vous interrogeait sur les chiffres présentés dans le rapport de gestion qui accompagnait la délibération. A la page 11 de celui-ci « COMPTES DE RÉSULTATS 2014-2015 PRÉVISIONNELS 2016-2017 » , la ligne 1.1.1 « salaires et primes » (en K€) fait apparaître un résultat de 905 K€ pour 2015. La ligne 1.1.2 « charges sociales » affiche, elle, un montant de 428 K€. Or à a page 13 « RÉSULTATS DÉTAILS ACTIVITÉS – exercice du 01/01/2015 au 31/12/2015 », la ligne « Salaires et traitements » est de 1 010 280,79 € et celle « Charges sociales » de 465 041,15 €. Les chiffres sont différents, sans qu’aucun élément présent sur les pages 11 ou 13 ne l’expliquent (je précise, suite au début de réponse qui m’a été fait que les chiffres de la p13 sont identiques dans les colonnes « fonctionnement » et TOTAL », sans précisions sur une différence entre un total consolidé avec les opérations ou non). Qu’est-ce qui justifie donc ces chiffres différents ?

Ma seconde question est tout à fait liée à la première, puisque, confrontée à cette incohérence de chiffres, j’ai téléchargé le rapport complet des documents comptables tels que prévus aux articles L232-21 et suivant du code de commerce, sur l’exercice clos le 31/12/2015, et déposés le 21/06/2016 au Greffe du Tribunal de Commerce sous le numéro 2016-B-2145.

Ce document, très fourni, propose en p 12 un « résultat des cinq derniers exercices ». Les lignes concernant le personnel faisaient l’objet de ma question. En effet, au 31/12/2015, la ligne « Effectifs moyens des salariés » est de 18, la ligne « Masse salariale » affiche 907 962 € et la ligne « Somme versée en avantages sociaux (sécurité sociale, œuvres sociales…) » affiche 465 041 €. Ce dernier chiffre est donc rigoureusement identique à celui présent en p 13 du document précédent « Rapport de gestion », alors que celui des « salaires et traitement » non. Quels sont donc les chiffres exacts des salaires et traitements et de la masse salariale pour 2015 ?

Autre question posée en commission : toujours à la page 12 de ce même document, il apparaît qu’au 31/12/2014 les « effectifs moyens des salariés » étaient de 18 également, mais la masse salariale, elle, n’était que de 802 325€. Qu’est-ce qui explique une telle augmentation de cette dernière, à effectif constant ? Un début de réponse m’a été fait sur le fait que l’ancien directeur était rémunéré par la SCET et non pas par BMA et que l’arrivée de la nouvelle directrice change donc cet état de fait, augmentant la masse salariale. Cependant, une augmentation de près de 100 000 € paraît étonnante et cette explication ne peut suffire.

Enfin, à cette même page 12 de ce même document, on peut lire qu’au 31/12/2011 les effectifs moyens de salariés étaient de 19, mais la masse salariale, elle, n’était que de 674 207 € (passant au 31/12/2012 à 803 178 € pour un effectif constant). Qu’est-ce-qui , là encore, a justifié cette augmentation notable de la masse salariale à effectifs constants ?

En l’attente de réponses claires à ces quatre questions, veuillez agréer, Madame la Vice-Présidente, l’expression de mes sincères salutations.

Julie LE GOIC
Conseillère de Brest Métropole
Partage Solidarité

COPIE à M. Bertrand Uguen, Directeur Général des Services
COPIE à M. Alexandre Lhomme, collaborateur bénévole du groupe Partage Solidarité

 

 

 

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#BrestLifeDead

La collectivité s’est doté il y a peu de temps et à grand frais d’un nouveau site internet. Malheureusement cet outil n’est pas utilisé pour améliorer l’accès aux décisions politiques mais uniquement comme vitrine de la métropole. On peut même parler de nette diminution de la qualité du service public rendu puisque les compte-rendus des conseils municipaux et de métropole ne sont plus rentrés régulièrement sur le site, et que les enregistrements audios ne sont simplement plus du tout mis à jour depuis 7 mois et que les enregistrements précédents ne peuvent être lus. 

On peut également s’interroger sur les récents blocages par le compte Twitter de la collectivité (@BrestFR) des personnes qui tendaient à critiquer publiquement certains dysfonctionnements (on pense aux comptes du collaborateur bénévole de Partage Solidarité, @alexandrelhomme ; et à @AllezBrestcom). Ces Brestois dénoncaient notamment les décisions récentes d’annulations des festivités et concerts de rentrée, remplacées par une page Facebook publicitaire. 

Le compte parodique de François Cuillandre (@fanch_cuiteland) a également fait les frais de ces blocages. Par contre, le compte parodique tout aussi taquin de Bernadette Malgorn (@BernieMaldonne) lui, n’a pas été bloqué… 

A Brest, la collectivité, sous couvert d’un #BrestLife (sic) de catalogue, cherche-t-elle à éteindre toute vie culturelle, politique ou nocturne ? 

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Mensonges et vidéos.

Ce vendredi 4 mars 2016 s’est tenu le conseil de métropole. Le Débat d’Orientation Budgétaire ayant été acté au conseil précédent, nous devions voter le budget primitif. Nous avons reçu ce budget sur nos tablettes, en format pdf non exportable, non imprimable (illisible et difficile à travailler donc). Chaque goupe le reçoit aussi en liasse papier (plus de 800 pages). J’ai fait une demande d’accès au budget en format tableur (.xls ou .ods), parce qu’en terme de facilité de travail c’est le meilleur format. Je n’ai eu aucune réponse.

Le budget primitif se présente sous plusieurs formes : une synthèse qui regroupe les principaux éléments que veut mettre en avant l’équipe majoritaire, 2 tomes (budget primitif et états annexes), un rapport justificatif par politique et une délibération. Pour travailler, j’ai également utilisé les informations données sur le site de la Direction Générale des Collectivités Locales  pour avoir une connaissance précise des montants attribués à Brest Métropole, et j’ai imprimé le détail des subventions versées dans le cadre du budget pour 2015. Je me suis également appuyée sur le budget primitif 2015.

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L’une des difficultés de la lecture du budget vient de l’éparpillement des imputations entre les différents tomes. Il faut, ligne par ligne, recouper les grands ensembles (par exemple la ligne d’imputation 6574.2 qui regroupe l’ensemble des subventions accordées) et les utilisations précises de ces lignes, dans le Rapport Justificatif par Politique. Ainsi, c’est dans ce rapport qu’on retrouve toutes (?) les imputations pour Brest 2016 et identifiées par un .B2016. A la lecture de la synthèse seule, on ne voit par exemple pas apparaître le 1 million 2 composé par l’ensemble de ces lignes (dont 38 000 € de vestes polaires siglées) ! A noter qu’on peut trouver des lignes destinées à Brest 2016 non marquées par le .B2016, ce qui complexifie encore la lecture.

Une semaine avant le conseil se tiennent les commissions, au cours desquelles les délibérations sont détaillées et les questions des élus posées. Ces questions ne recoivent pas toujours de réponses satisfaisantes.

Ainsi, en commission pleinière, j’avais posé la question sur l’augmentation prévue de 2 millions € pour la CVAE (une taxe sur le chiffre d’affaire des très grosses entreprises qui remplace en partie le versement transport). Il m’avait été répondu par les services qu’en fait on revenait au niveau de 2014 (c’est effectivement le cas, j’ai vérifié), « un gros acteur du territoire ayant suspendu sa cotisation pendant un an » (sic). Bon, outre le fait qu’une taxe n’est pas vraiment une « cotisation », il me semblait important de revenir sur ce point en conseil afin d’obtenir le nom de l’entreprise en question et les raisons du non-paiement de la taxe pendant un an.  Le Président de Brest Métropole a publiquement et vigoureusement nié que cette réponse avait pu m’être donnée en commission. En fait cette taxe serait juste « extrêmement variable » (les mots de sa vice-présidente aux Finances). Mes protestations n’ont pas été entendues et à cette heure je ne sais pas si l’explication donnée en commission était vraie (en tout cas, le retour au niveau de 2014 est avéré) ou si le Président a sciemment menti en conseil.

Une chose est sûre, il a de toute façon menti (par ignorance ou volontairement) en prétendant que cette réponse ne m’avait jamais été donnée. Il y a des témoins, cette réponse ayant été donnée en commission pleinière. Faudra-t-il désormais enregistrer les commissions pour pouvoir faire des réponses qui y sont données des paroles opposables ?

A ce propos, on a pu voir la gêne, voire même la colère des élus, lorsqu’ils se sont rendus compte qu’un citoyen motivé était venu filmer le conseil comme le règlement intérieur du conseil l’autorise. « Souriez vous êtes filmés » a grincé le Président de Brest Métropole, signalant juste après que certaines questions sur l’habitat (et notamment sur le taux de vacance des logements) seraient abordées seulement en commission et pas en conseil, et en ajoutant « sans le public« …

EDIT : Renaud Sarrabezolles, conseiller communautaire du PS, adjoint aux Finances du Relecq-Kerhuon, nous fait partager sa vision du même conseil sur les réseaux (que tout le monde appelle) sociaux . J’ai comme dans l’idée qu’il fait partie des élus en colère d’être filmés dont je parlais plus haut. Hum. sarrabezolfacebook