Tests osseux sur des mineurs à Brest.

Dans un article non signé publié le 30/09/2017, le Télégramme de Brest rapporte que des tests osseux ont été pratiqués sur deux jeunes mineurs interpellés dans un contexte d’agressions sur fond de consommation d’alcool.

L’article ne prend pas la peine de rappeler que ces tests osseux sont jugés comme non valides par les scientifiques et que l’ensemble des associations de défense des droits humains demande que ces tests ne soient plus pratiqués. Le Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe a ainsi publié en 2011 un avis très négatif sur l’utilisation de ces tests aux résultats douteux, mettant également en avant la difficulté éthique posée par le recours aux radiations ionisantes sur des jeunes personnes sans aucun but thérapeutique mais uniquement dans une préoccupation administrative.

Bien loin du travail de vérification qui s’impose à un média d’information, le Télégramme écrit donc qu’« un test osseux permettait d’établir que les deux avaient plus de 18 ans », donnant à ces tests un caractère de fiabilité très loin de la réalité.

En 1971, la charte du journalisme posait l’impératif de vérité comme essentielle à la bonne pratique du métier. On voit qu’on en est bien loin ici, avec des données parcellaires et orientées, qui visent plus à conforter un discours officiel qu’à informer les lecteurs.

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