Conseil de métropole du 3 février 2017, propos introductifs.

Monsieur le Président, chers collègues,

Tout d’abord je veux remercier les associations présentes pour la clarté et la précision de leurs remarques sur les trois projets dénoncés, au contraire des réponses déplorables et toutes technocratiques apportées par Thierry Fayret et Eric Guellec [NDLA : respectivement PS et PC].

Monsieur le Président, nous avions de nombreuses raisons d’être interpellés ce soir,

  • entre la mobilisation des riverains, qui cherchent à préserver des éléments essentiels de ce que vous appelez dans vos opérations de communication la « trame verte et bleue », et que vous n’avez de cesse de détricoter, en favorisant des projets immobiliers nuisibles,
  • la mobilisation des paysans bio de Traon Bihan, qui dénoncent avec des centaines de soutiens, un urbanisme absurde qui veut remplacer des terres agricoles bio pour un éco quartier,
  • ou encore la grève des salariés de Bibus, qui luttent pour de meilleures conditions de travail et de rémunération,
  • Ou enfin, les dysfonctionnements récurrents du téléphérique qui font de Brest la risée de tous…

Toutes ces mobilisations et dysfonctionnements sont symptomatiques des maux de notre collectivité, entre des projets immobiliers nuisibles pour les riverains comme pour l’environnement, un urbanisme qui ne tient pas compte du fait que notre métropole a pour centre une ville classée par les géographes comme « cité rétrécissante », une gestion des services publics à la solde de l’actionnariat via les Délégations de Services Publics, dont on rappelle qu’elles sont régulièrement critiquées par la Cour Régionale des Comptes.

Monsieur le Président, chers collègues, Il est temps de cesser de penser la métropole contre ses habitants.

Il faut trouver et utiliser les moyens légaux pour empêcher les projets immobiliers qui dégradent nos lieux de vie,

il faut suspendre les décisions d’urbanisme illogiques et destructrices, et il faut cesser les modifications régulières du PLU qui en affectent la cohérence,

il faut sortir au plus vite des DSP qui mettent les services publics dans une logique de rentabilité au service d’actionnaires et non pas au service des usagers, le tout au détriment des salariés sous pression.

Tout ceci est réalisable, ce ne sont pas des propositions utopistes. Monsieur le Président, vous avez entre vos mains tous les outils pour répondre concrètement à toutes ces questions.

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