Zéro personne à la rue.

Suite à l’acharnement médiatique contre le collectif Casss Papiers, les différents groupes et collectifs de défense des personnes exilées rappellent que leurs militants aussi étaient présents au conseil municipal du 10 mars.

Le collectif Aidons les Réfugiés a envoyé un communiqué de presse de soutien, qui n’a pas été publié par la presse locale (contrairement aux communiqués du PS ou du maire). Je vous le partage donc.

Communiqué de presse du collectif Aidons les Réfugiés.

Comment agir de manière juste pour les réfugiés ?

Depuis le mois de janvier, le collectif Aidons les réfugiés – Brest s’organise pour s’investir dans plusieurs actions réunies autour d’une même cause : celle des réfugiés présents sur le territoire français. Ces actions comprennent de l’aide aux organismes présents dans les camps de réfugiés du Nord de la France à Calais et à Grande-Synthe, acheminer du matériel et de la nourriture jusqu’à ces camps, faciliter les déplacements des bénévoles finistériens qui souhaitent prêter main forte sans pouvoir payer leurs déplacements, informer le plus possible sur les conditions de vie inhumaines.

Localement, tout n’est pas rose non plus, et depuis le mois de février le collectif Aidons les réfugiés – Brest suit les appels du collectif Casss-papiers qui milite depuis plusieurs années pour que les conditions d’accueil des demandeurs d’asile qui arrivent à Brest soient dignes, et décide également de se mettre à l’ouvrage.

C’est donc naturellement que ce Jeudi 10 mars, le collectif Aidons les réfugiés – Brest a relayé l’appel à interpeller les élus du conseil municipal de Brest sur la situation des demandeurs d’asile présents sur Brest depuis plusieurs mois sans qu’une solution acceptable de logement leur ait été proposée. Des membres du collectif Aidons les réfugiés – Brest s’y sont rendus, et témoignent : une question claire a été posée.

« Puisque la préfecture, dont c’est la mission, ne veut pas loger une vingtaine de personnes, dont des enfants, qui dorment dans un couloir ou dehors, craignant « un appel d’air » et un « afflux massif », quelle solution immédiate pouvez vous apporter ? »

Nos membres sont revenus choqués. Car la question est simple. Et si la réponse semble compliquée, répondre par le silence, et attendre que les choses se passent, participe à l’envenimement de la situation. Cette question est posée depuis 2011. Et une fois de plus, aucune réponse ni début de réponse n’est donnée. Et aucun dialogue n’a été entamé. Alors comment faut-il poser la question ? Et doit-on être surpris que la pression monte ?

Est-ce que la réponse de la mairie, par son silence, est « ce n’est pas de notre responsabilité, nous nous tenons à la disposition de la préfecture » ? Car dans certaines villes, comme Grande-Synthe, la municipalité travaille main dans la main avec les ONG pour trouver des solutions. Elles sont complexes, et la préfecture met des bâtons dans les roues, mais l’action de la mairie est visible et claire. Ce qui montre que quand la préfecture bloque, la mairie peut s’impliquer.

Le collectif Aidons les réfugiés – Brest est pacifiste et apolitique. Il interpelle les personnes sur les conditions de vie des exilés. Il propose une aide d’urgence en attendant les solutions pérennes qui doivent être trouvées avec la participation des élus et des élues. Le collectif soutient l’action d’hier soir, rejoint le mouvement « zéro personnes à la rue » et repose la question :

Quelle action propose la mairie de Brest pour l’accueil digne des exilés qui sont sur le sol Brestois ?

3 réponses sur “Zéro personne à la rue.”

  1. Nos forces de gendarmerie et de police ont été remarquables de courage pour évacuer vendredi matin les « sans dents » sales, grossiers, irrespectueux, violents du collectif zéro personne à la rue. Vos manipulations fascistes d’extrême gauche sur des pauvres gens en situation irrégulière n’échappent à personne. Vous ne bénéficiez d’aucun soutien de la population brestoise. La déculottée qui vous a été justement infligée au Forestou démontre que vous n’êtes plus rien.
    Honte à vous d’avoir conduit des pauvres gens au bout de l’impasse.

    1. Mon petit Kévin (tu permets que je t’appelle Kévin ? Parce que j’avais d’autres noms en tête, mais je fais attention au délit d’injures publiques en ce moment). Rassure-toi, les « sans-dents » du collectif n’ont jamais été grand chose, juste un rassemblement d’individus conscients et engagés, de rares structures encore attachées à la défense des droits humains, de quelques bonnes volontés et de beaucoup d’énergie. Nous sommes peu de chose, peut-être plus rien, effectivement dans cette France rabougrie et haineuse, cette France du rejet, cette France qui désaccueille et dresse des murs. Mais le peu de choses que nous sommes reste debout, et continuera jusqu’au bout à défendre les droits humains, et surtout ceux des plus fragiles, ceux qui, épuisés mais confiants, sont arrivés jusque dans notre bout du monde, devenu aussi, leur terre d’adoption. Ils sont chez eux, avec nous. Et la honte, elle doit être du côté de ceux qui ferment leurs frontières imbéciles et leurs bras inhumains.

  2. Monsieur Leroux doit être un de ses agents de déstabilisation du FN ou autres organismes proches de Tonton Adolf. Car c’est bien Le Pen qui a servi de chef de campagne électorale à un ancien haut-fonctionnaire de Vichy en 1965 !
    Je suis sans parti (mais pas sans idées). Je vis ma moyenne bourgeoisie dans la discrétion. Les hommes sont libres et égaux en droits.
    Il faut que Monsieur Leroux aille se faire soigner à Bohars. Ou vivre en Syrie.

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