Sans droit de manifester, pas de devoir de voter.

 

Voici un texte publié le soir du premier tour des élections régionales.

Aujourd’hui, j’ai refusé de faire usage de mon droit de vote. Non pas parce que le panel des mouvements représentés me paraissait insuffisant (le clip vidéo de l’équipe de Gaël Roblin m’avait convaincue qu’il y avait encore de la place pour la sincérité, l’humour et la radicalité joyeuse en politique), mais parce qu’il m’était impossible de concilier l’état d’urgence avec le temps démocratique.

Depuis trois semaines nous sommes privés de notre droit à manifester. La Cop21 est entachée de violences policières. Les perquisitions absurdes et les bavures s’enchaînent. Des écologistes sont assignés à résidence, tout un mouvement social est assimilé au terrorisme.

Il est clair aujourd’hui que le parti socialiste est un danger pour nos droits, pour nos libertés. Il est tout aussi clair qu’il ne peut plus prétendre être un quelconque rempart contre la barbarie nationale basse du front, quand il reprend à son compte leurs idées nauséabondes.

Nous ne pouvons plus croire que la Vème République est encore un espace démocratique.

Nous ne pouvons pas accepter le leurre qui nous est proposé, où les droits seraient réduits, les libertés limitées et sous surveillance mais où l’on nous demanderait encore de voter pour ceux-là même qui rognent nos ailes citoyennes. Nous ne devons pas laisser l’épouvantail des chemises brunes cacher la réalité d’un parti socialiste qui glisse rapidement vers un régime autoritaire.
Pour toutes ces raisons, et quelle que soit la configuration du second tour en Bretagne, dimanche prochain, à nouveau, je m’abstiendrai.

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