Réponse à Brest Nouvelle Citoyenneté concernant le « voeu Kerichen »

Au conseil municipal du 17 décembre 2015 deux voeux étaient déposés. L’un, venant de certaines composantes de la gauche de la majorité contre TAFTA, l’autre, venant de la droite brestoise contre la fermeture du collège de Kerichen.

Seule représentante de l’opposition de gauche à Brest, j’aurais pu jouer le même jeu que le Parti Communiste et Brest Nouvelle Citoyenneté : ne pas lire les textes et voter contre parce que je rejette la politique du PS ou celle de la droite.

Mais le principe d’un voeu, c’est de poser une parole du conseil municipal à faire remonter à d’autres instance. Ici, le gouvernement pour le voeu TAFTA et le conseil départemental pour le voeu Kerichen. Ces voeux sont soumis à amendements, négociations, afin d’arriver à dégager une parole unie pour des sujets importants.

C’est un peu comme si la France refusait une avancée pendant la COP21 parce qu’elle aurait été amenée par un pays qui ne lui conviendrait pas. L’exemple est d’autant plus valable, que la France, comme BNC, est assez peu regardante habituellement sur ses amitiés diplomatiques.

La droite a voté le voeu contre TAFTA, faisant de Brest une commune qui se positionne officiellement et unanimement pour la transparence des négociations et l’attachement à certaines valeurs de justice sociale.

Mais pour le voeu Kerichen, dont la fermeture est condamnée par tous les groupes politiques du conseil à l’exception notable (haha) du PS, nous avons assisté à une valse des positions incompréhensibles : le PC et BNC se défaussant sur l’origine du voeu pour ne pas mettre en difficulté sans doute leurs partenaires du PS.

Car contrairement à ce qu’a dit BNC dans la presse, si ces groupes avaient voté pour le voeu, il passait, les rangs du PS étant clairsemés (cumul des mandats oblige, les conseillers départementaux étaient absents)  et les procurations visiblement pas toutes là.

BNC et le PC portent donc une responsabilité réelle dans la continuation du processus de fermeture du collège de Kérichen. Je terminerai par signaler que le maire de Brest a jugé bon de qualifier les parents d’élèves et professeurs venus défendre le service public de “brenniques accrochés à leur rocher” (sic) sans que ça ne suscite de réaction de ses alliés…

Laisser un commentaire