Monsieur Polard, ou le retour vers le futur des années 80.

A l’occasion d’un article sur la sécurité routière aux alentours des écoles brestoises, sujet sensible s’il en pour notre ville,  le vice-président en charge des aménagements, Jean-Luc  Polard, s’est fendu d’une petite phrase : « je n’aime pas les automobilistes qui se garent n’importe  comment,  mais je n’aime pas les cyclistes qui roulent à contresens,  ou les piétons qui surgissent entre les barrières ». (Le Télégramme du 10/02/2017).

Cette petite phrase cumule l’odieux et l’irresponsable tout en instillant sournoisement un mensonge qui ferait des piétons et des cyclistes les responsables des accidents.  Pourtant les données brestoises d’accidentologie  sont sans appel : les automobilistes provoquent les accidents, les plus nombreux et les plus graves. Ils ne se contentent pas de « se garer n’importe comment » : ils blessent, tuent, les plus vulnérables qui sont les enfants de 8 à 11 ans et les personnes âgées.

L’aversion de monsieur Polard pour les cyclistes et les piétons n’est un secret pour personne dans la collectivité, ni parmi les élus. Il multiplie les plaisanteries douteuses sur le sujet,  et surtout il impulse une politique sciemment « pro-bagnole » basée sur une vision de la ville qui date des années 80 (décennie qui l’a vu rentrer au conseil municipal, il y a 35 ans). Il œuvre ainsi pour le retour de la voiture en centre-ville (stationnement gratuit, voies  rapides et autres parkings en surface) et le maintien des autres modes de déplacements en marge des usages (opposition au passage à 30km/h de certaines voies dangereuses), au mépris des enjeux climatiques, de la santé et de la sécurité des habitants.

On attend bien entendu la réaction de Yann-Fanch Kernéïs, élu EELV délégué à la politique piéton/vélo, qui remettra certainement Monsieur Polard à sa juste place : au garage.

Conseil de métropole du 3 février 2017, le Débat d’Orientations Budgétaires.

Monsieur le Président, chers collègues,

Le vendredi 25 janvier dernier se tenaient nos commissions avant le conseil de métropole. Vous en avez déplacé la tenue par un simple mail signé des services la veille et sans nouvelle convocation officielle, au prétexte de la signature (inopinée sans doute) du Pacte Etat/Métropole et de la venue des ministres particulièrement impopulaires aux yeux du peuple de gauche : Mme El-Kohmri, M. Cazeneuve, et M. Le Drian. Notre règlement intérieur stipule que nos conseils et commissions doivent faire l’objet d’une convocation en bonne et due forme signée de votre main. J’ai donc signalé par mail à l’ensemble des groupes de ce conseil mon refus de participer aux commissions dans ces conditions. Le règlement intérieur devrait peut-être être enrichi d’un paragraphe sur les délais minimum de modification de tenue des commissions et précisant les modalités d’information des conseillers.

J’ai fait la démonstration, en conseil de ville de Brest de la difficulté posée par le mode de présentation de vos rapports d’orientation budgétaire, qui faisait par exemple croire à des difficultés sur l’épargne brute là où la réalité nous amenait en fait au niveau de 2009. Là encore, nous nous retrouvons avec un document de synthèse qui est difficilement compréhensibles pour ses destinataires principaux, à savoir les élus et les citoyens.

Ainsi, les données qui nous sont fournies sont présentées différemment d’une année sur l’autre : par exemple les chiffres de l’épargne brute sont ici présentés à la décimale près, tandis que dans votre rapport de 2016 ils étaient arrondis… nous nous retrouvons ainsi avec des données différentes pour parler de la même chose.

Plus tendancieux, je n’oserais dire pernicieux, les figures et tableaux qui sont censés nous éclairer pour comprendre votre démonstration sur l’état de nos finances ouvrent systématiquement des périodes différentes.

Enfin, les documents des années antérieures à 2016 n’étant pas en ligne, il est impossible au citoyen de vérifier vos données, sauf à se tourner vers les sites du gouvernement, dont les chiffres ne coïncident pas avec eux qui nous sont ici fournis.

Enfin, en guise d’orientation budgétaire, nous nous trouvons bien affamés devant la faiblesse des éléments qui nous sont ici présentés, notamment en terme de fonctionnement.

Pour résumer : les données fournies sont invérifiables et présentées de façon certes lisible, mais non intelligible, e qui ne favorise pas un débat d’orientation budgétaires éclairé. De plus sans véritables orientations proposées, il est bien difficile aujourd’hui de dire à quoi ressemblera le budget que vous allez présenter dans quelques semaines.

Enfin, dans cette ère où les mots n’ont plus de sens, on vient d’entendre Mme Abiven [NDLA  : Vice-Présidente aux Finances, PS] parler « modernisation et innovation du service public », là où il serait honnête de dire que vous comptez supprimer des postes et baisser les subventions. Les habitants de la métropole ne s’y tromperont pas et seront assurément vigilants lors de la présentation du budget 2017.

Nous ne nous laisserons pas imposer une politique austéritaire, de droite par essence, sans réagir. Le vote de dimanche dernier a montré qu’ici particulièrement les habitants savent que votre ligne vallsiste n’est pas de gauche et n’est pas désirable.

Conseil de métropole du 3 février 2017, propos introductifs.

Monsieur le Président, chers collègues,

Tout d’abord je veux remercier les associations présentes pour la clarté et la précision de leurs remarques sur les trois projets dénoncés, au contraire des réponses déplorables et toutes technocratiques apportées par Thierry Fayret et Eric Guellec [NDLA : respectivement PS et PC].

Monsieur le Président, nous avions de nombreuses raisons d’être interpellés ce soir,

  • entre la mobilisation des riverains, qui cherchent à préserver des éléments essentiels de ce que vous appelez dans vos opérations de communication la « trame verte et bleue », et que vous n’avez de cesse de détricoter, en favorisant des projets immobiliers nuisibles,
  • la mobilisation des paysans bio de Traon Bihan, qui dénoncent avec des centaines de soutiens, un urbanisme absurde qui veut remplacer des terres agricoles bio pour un éco quartier,
  • ou encore la grève des salariés de Bibus, qui luttent pour de meilleures conditions de travail et de rémunération,
  • Ou enfin, les dysfonctionnements récurrents du téléphérique qui font de Brest la risée de tous…

Toutes ces mobilisations et dysfonctionnements sont symptomatiques des maux de notre collectivité, entre des projets immobiliers nuisibles pour les riverains comme pour l’environnement, un urbanisme qui ne tient pas compte du fait que notre métropole a pour centre une ville classée par les géographes comme « cité rétrécissante », une gestion des services publics à la solde de l’actionnariat via les Délégations de Services Publics, dont on rappelle qu’elles sont régulièrement critiquées par la Cour Régionale des Comptes.

Monsieur le Président, chers collègues, Il est temps de cesser de penser la métropole contre ses habitants.

Il faut trouver et utiliser les moyens légaux pour empêcher les projets immobiliers qui dégradent nos lieux de vie,

il faut suspendre les décisions d’urbanisme illogiques et destructrices, et il faut cesser les modifications régulières du PLU qui en affectent la cohérence,

il faut sortir au plus vite des DSP qui mettent les services publics dans une logique de rentabilité au service d’actionnaires et non pas au service des usagers, le tout au détriment des salariés sous pression.

Tout ceci est réalisable, ce ne sont pas des propositions utopistes. Monsieur le Président, vous avez entre vos mains tous les outils pour répondre concrètement à toutes ces questions.

Boycott : Commissions métropole

Vous trouverez ci-dessous un mail envoyé au Président de métropole et à l’ensemble des groupes justifiant mon refus de participer aux commissions avant conseil de métropole.

 

Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs les conseillers,
vu l’article 28 du Règlement Intérieur du conseil de métropole (C 2014-09-155), stipulant « la convocation aux réunions des commissions indique la date, l’heure et le lieu de l’ensemble des réunions. La convocation est signée par le Président ou la (les) personne(s) délégué(es) par lui à cet effet« ,
– vu la convocation datée du 20 janvier et signée du Président indiquant la tenue desdites commissions le 27 janvier à 17h,
je m’étonne qu’un simple mail reçu de la part du Service des Assemblées le 26 janvier à 16h et non accompagné d’une convocation en bonne et due forme puisse légalement faire office de nouvelle convocation et ce, 25h avant la tenue d’une commission plénière majeure nous présentant le Débat d’Orientation Budgétaire 2017.
De plus, la raison invoquée (signature du Pacte Etat Métropole) interpelle. En effet, la date de cette signature n’était-elle pas connue suffisamment à l’avance pour nous convoquer selon les règles (un ancien Premier ministre venant bien à propos de rappeler que lui-même « a toujours respecté les règles« ), règles que nous avons votées le 18 septembre 2014, et dont vous vous faites fort de nous rappeler l’importance à chaque conseil de métropole ?
Considérant donc que nous n’avons pas été convoqués dans le respect de notre règlement intérieur, je vous fais part par la présente de mon refus de participer à cette commission plénière, dont la légitimité est contestable.
Bien respectueusement,
Julie LE GOIC
conseillère de la métropole
Partage Solidarité

 

Débat d’orientations budgétaires

Vous trouverez ici les documents que j’ai réalisés pour le débat d’orientations budgétaires. Ces documents, vous allez le voir, permettent de montrer que les finances de la ville sont tout à fait bonnes, avec plus de recettes, plus d’épargne et moins de dette. Ces éléments ont été présentés de façon tronquée dans la présentation de la majorité municipale (DOB 2017, bientôt en ligne) pour faire penser à une « érosion » de l’épargne notamment qui justifierait un effort sur les emplois (traduisez : des suppressions) et des baisses de subventions.  J’ai donc décidé de réaliser mon propre rapport d’orientations budgétaires, qui tient compte de l’ensemble des chiffres, avec pour sources les DOB de la Ville de Brest entre 2009 et 2017 (2009 à 2013, indisponibles sur le site Brest.fr sont publié ici), et finances.gouv.fr.

Voici le texte lu en conseil, suivi des documents réalisés (en .jpg pour la lisibilité sur le site mais aussi en pdf pour être facilement téléchargé et diffusé). Bonne lecture !


Monsieur le maire, chers  collègues,

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelles.

La mauvaise nouvelle, c’est que votre rapport d’orientation budgétaire a été mal imprimé et qu’il y manque justement les orientations budgétaires. Avouez que c’est ballot. Je suis donc allée vérifier dans les rapports des années précédentes, et nous avions effectivement une présentation relativement détaillée des choix budgétaires qui seraient ensuite exprimés plus précisément au moment du vote du budget. D’ailleurs, c’est bien l’esprit du code général des collectivités qui impose ce débat un certain temps avant le vote…

La bonne nouvelle c’est que vous pouvez vous rassurer,  les finances de la ville de Brest sont suffisamment saines pour vous éviter ce douloureux coup de rabot sur les personnels et les subventions aux associations que vous vous apprêtiez à commettre, en dépit de toute valeur de gauche.  Prenons donc ce rapport amputé et regardons de plus près les chiffres que vous nous fournissez.

Tout d’abord vous noterez que les tableaux concernant nos finances sont, par erreur sans doute, pour certains amputés de plusieurs années. En effet, si la plupart d’entre eux couvrent la période 2009-2016 , on en trouve qui ne couvre que 2010-2016 ou 2012-2016 ou encore 2013-2016. Et je ne parle même pas des différences d’échelles, d’un tableau à l’autre. Je serais une femme méfiante que je penserais qu’on veut nous orienter vers une lecture orientée de ces chiffres. C’est pourquoi  je me suis permis de compléter les tableaux, avec les sources de vos propres données et avec celles présentes sur le site finances.gouv.fr, je vais donc vous les faire passer. J’ai couvert la période 2009-2016 avec les mêmes indicateurs que ceux que vous avez choisis et en les croisant pour tenter d’en retirer de l’information.

Ainsi, prenons le tableau 1. Dans votre rapport, il ne couvre que la période 2012-2016, et montre une baisse de notre épargne brute. Étonnamment, si l’on regarde la période (que, je rappelle, vous avez choisi de couvrir pour les autres indicateurs) 2009-2016, on se rend compte qu’en fait notre épargne brute est largement supérieure à celle de 2009, et que 2012 est plutôt une anomalie dans la période. Je suis donc allée voir ce que vous disiez de cette épargne brute en 2009, lorsqu’elle était à 10millions dans le rapport 2010 : et bien, vous annoncez que les finances vont bien, que l’épargne brute est rétablie ! Vous pouvez donc être rassuré par vos propres propos : avec 14,8 millions en 2016, notre épargne brute est donc tout à fait saine. C’est tout de même dommage qu’un tableau tronqué induise ainsi en erreur, au point d’envisager de supprimer des postes et des subventions !

Pour les autres tableaux, on notera que, si la population INSEE baisse, en revanche, le produit des recettes fiscales augmente sur la période 2009-2012, ce qui montre que les habitants payent plus d’impôts par foyer fiscal. La DGF diminue mais on constate avec le tableau 3 que le produit DGF + recettes fiscales est globalement stable, la montée de l’un ayant compensé la baisse de l’autre. D’ailleurs le tableau de synthèse montre bien que les recettes ont augmenté sur la période, plus fortement que les dépenses. La différence entre les deux passant en effet de 10 millions en 2009 à 14,8 millions en 2016.

On peut donc résumer la situation de la ville : avec moins d’habitants, mais plus de recettes et avec proportionnellement moins de dépenses, avec une épargne brute largement supérieure à celle de 2009, avec une dette passée de 71 millions à 42 millions et des taux d’intérêt au plus bas, les finances de notre ville vont bien mieux qu’en 2009, ou, d’après vous-même, elles allaient déjà bien. On comprend d’autant moins les mesures d’austérité qui ont fuité en décembre et qui visent particulièrement les compétences de la ville…

Notre ville est formidable, il faut soutenir les fonctionnaires, les projets, les investissements, les associations !

Le document en PDF : DOB2017VdB

 

documents budgétaires

 

Vous trouverez ci-dessous une copie d’un mail envoyé à Bernadette Abiven, élue en charge des finances, au sujet de l’accès aux documents budgétaires antérieurs à 2015. En effet, des incohérences dans le rapport d’orientations budgétaires 2017 qui va être présenté ce jeudi 19 janvier m’obligent à une vérification des données.

Je n’ai à ce jour pas de réponse, le conseil municipal a lieu après-demain. Notez que le conseil est ouvert au public, qu’il se tiendra à 17h et sera certainement retransmis par l’association des Sycophantes Vidéastes.

 

EDIT : j’ai reçu les documents le lendemain, après un mail au cabinet. Les voici, en qualité malheureusement assez médiocre pour celui de 2009, mais je l’ai reçu dans cet état (une feuille sur deux scannée à l’envers…).

DOB 2009 VDB

DOB 2010 VDB

DOB 2011 VDB

DOB 2012 VDB

DOB 2013 VDB

Les documents suivants (2015 et 2016) sont disponibles sur Brest.fr. J’ai oublié de demander l’année 2014… L’oubli sera réparé au plus vite !

Conseil municipal du 19 janvier 2017, commissions.

Ce jeudi 12/01/17 avaient lieu les commissions avant le conseil municipal prévu le 19/01. L’ordre du jour était tellement léger que la commission III ne s’est pas réunie, faute de dossier, et que la commission plénière qui abordait pourtant le débat d’orientation budgétaire s’est tenue en 30 minutes.

Lors de ce débat nous ont été exposés des indicateurs économiques nationaux et internationaux, censés éclairer les décisions budgétaires à venir. Nous avons ainsi appris que les recettes pour la ville de Brest étaient prévues à la hausse, grâce à la dotation de solidarité (+ 700 000 euros), « grâce » (sic) à la disparition de la catégorie des villes les plus fragiles visées par ce fond.

Nous avons également été informés que le compte administratif 2016 était presque fini, c’est à dire que la différence entre le budget prévisionnel 2016 et la réalisation allait bientôt nous être communiquée. Les premiers éléments sortis de ce compte administratif sont la baisse du budget de fonctionnement et la stabilité de la masse salariale. Ce dernier élément est important, nous allons y revenir. Le taux moyen des emprunts est de 1,67 %, plutôt faible donc.

Concernant la stabilité de la masse salariale, elle est une autre façon de signaler une baisse du nombre de fonctionnaires. En effet, mécaniquement une masse salariale augmente lorsqu’elle garde le même nombre de fonctionnaires (revalorisation du point d’indice, vieillissement…). Pour qu’il y ait stabilité de la masse salariale, il faut donc soit des départs non renouvelés, des suppressions de postes, donc ; soit une diminution des salaires (ce qui paraît compliqué dans la fonction publique territoriale, à moins de recruter des catégories inférieures aux postes précédents).

Pour le budget 2017 on nous annoncé que les recettes seraient bien en hausse mais que la baisse du budget de fonctionnement par les baisses de subventions et la « maîtrise » par la baisse de la masse salariale restaient d’actualité. Cependant, à la question que j’ai posée sur les postes de fonctionnaires et les associations visés par ces baisses, je n’ai eu comme réponse que « c’est trop tôt, nous n’en sommes pas là dans l’élaboration du budget » (qui doit être présenté puis voté dans quelques semaines, tout de même).

A suivre, donc…

Communiqué du collectif Pour que Brest vive

A l’occasion de l’inauguration de la bibliothèque des Capucins, Pour que Brest vive ! souhaite rappeler et s’associer aux demandes des bibliothécaires exprimées dès 2015 à l’occasion d’un Conseil municipal : un budget, du temps et du personnel pour faire vivre cet
équipement et l’ensemble du réseau des bibliothèques municipales.
La bibliothèque des Capucins ne doit pas être un investissement seulement mis en valeur sur les plaquettes de la municipalité, mais un lieu de socialisation, d’apprentissages et de découvertes, à faire vivre avec des moyens à la hauteur des ambitions exprimées.
L’insuffisance de ces moyens est rendue particulièrement visible par la diminution de l’amplitude horaire d’ouverture de la bibliothèque, fermée le matin. Si l’ouverture prévue le dimanche pourrait être considérée comme une amélioration du service rendu, il est nécessaire d’en évaluer les conséquences sur la qualité de vie des salariés, et d’évaluer l’impact sur la fréquentation des horaires finalement réduits.

Les mois de délai supplémentaire ayant été nécessaires pour l’ouverture de la bibliothèque ont encore mis en lumière l’importance d’un personnel en nombre suffisant : il ne suffit pas de déménager sur le papier, encore faut-il donner les moyens nécessaires à l’animation réelle de l’équipement.
Les craintes déjà exprimées sur une bibliothèques centrale ouverte au détriment des bibliothèques de quartiers sont par ailleurs de nouveau renforcées, après la révélation dans la presse et les réseaux sociaux d’un plan d’austérité : la fermeture d’une bibliothèque de quartier est explicitement envisagée (mesure no 33, p. 50 du document).
Ce projet de fermeture est contraire aux déclarations de la municipalité aux bibliothécaires en 2015, et contraire au rôle primordial des petites bibliothèques, par exemple dans la diffusion du goût de la lecture grâce aux liens tissés avec les écoles de leur quartier.
Pour que Brest vive ! rappelle son attachement à un réseau de bibliothèques municipales de proximité permettant à chacun l’accès à la culture, à un réseau ouvert à toutes les pratiques grâce à des moyens renforcés, et à un réseau dynamique grâce aux actions
mises en place par les bibliothécaires, qui doivent être en nombre suffisant pour ce faire.
Initiative lancée par un rassemblement d’organisations associatives, politiques et syndicales
pourquebrestvive.fr | petition.pourquebrestvive.fr | contact[arobase]pourquebrestvive.fr

Conseil 8/12/16, commission III

Ce soir se tiennent les commissions, voici mes votes pour la commission III (Solidarité-Citoyenneté-Proximité).

(P= pour // A = abstention // ? = je réserve ma position en fonction des réponses que je recevrais à mes questions).

EDIT : j’ai oublié de préciser pour la délibération 39, concernant les Petits Débrouillards, que si politiquement je suis POUR, je ne prends cependant pas part au vote pour des raisons personnelles !

EDIT 2 (décidément) : je ne siègerai pas aux commissions de ce soir, pour cause d’enfant malade.

Commission III, ordre du jour et positions.
Commission III, ordre du jour et positions.

Pour les délibérations 42 et 43, qui concernent les douches municipales, j’ai besoin de compléments sur le choix du tarif et les raisons de la mise en place cette année d’un règlement intérieur pour un outil qui a une vingtaine d’année d’expérience…

L’abstention à la délibération 41 est liée à mon refus de voter des délibérations concernant BMH après l‘expulsion du Forestou. Cette abstention ne vaut que pour les commissions, et en fonction d’autres éléments du dossier, ce sera sans doute un vote contre en conseil.

Conseil municipal 8/12/16, commissions.

Ce jeudi 1er décembre se tiennent les commissions avant le conseil municipal. Vous en trouverez l’ordre du jour ci-dessous.

ordrejour8-12

Je siège dans la commission III. Ce n’est pas un choix mais c’était la commission thématique dans laquelle je siégeais en tant qu’adjointe à la Santé avant mon départ de la majorité.

Une lecture de la liasse (reçue hier seulement en format papier, le seul qui permette vraiment un travail en profondeur) permet de dégager notamment une remarque.

En effet, alors que la feuille de route austéritaire de la majorité PS /EELV/PC a été révélée au public ce mois-ci, on peut trouver intéressant cette page de la DM3 (Décision Modificative 3 : un avenant au budget qui permet de recadrer celui-ci en fonction des besoins réels ou des décisions politiques nouvelles).

Document issu de la liasse fournie aux élus.
Document issu de la liasse fournie aux élus.

Elle montre d’abord que le niveau de DGF (la dotation de l’Etat) rapportée à la population est à peine en dessous de la moyenne des autres villes de plus de 100 000 habitants, alors que le niveau de dépenses (fonctionnement et investissement) est, lui, largement inférieur.

On note également que le niveau de recettes est inférieur à la moyenne mais qu’il est supérieur aux dépenses de fonctionnement (c’est à dire que la population produit plus de recettes que la ville ne dépense en fonctionnement).

Autre indicateur en décalage avec la moyenne : la ville est particulièrement peu endettée par rapport aux autres villes de la même “strate” (villes de + 100 000 habitants, hors Paris).

Tous ces indicateurs rendent d’autant plus contestables les propositions de politique d’austérité du PS /EELV/ PC : la relative bonne santé financière de notre ville, affirmée lors du vote du budget 2016 par Bernadette Abiven, adjointe au Finances, est confirmée par ce document.
Le tournant ultra-libéral et austéritaire annoncé semble ainsi relever plus d’un changement idéologique assumé d’une majorité qui dérive à droite, que d’une simple erreur de jugement face à une certaine tension budgétaire.

Cette dérive droitière serait confirmée par l’arrivée de Fortuné Pellicano comme 10ème adjoint, en remplacement de Jean-Claude Lardic. Cette montée en puissance de celui qui se proclamait lui-même “1er sarkozyste de Brest”, rentré dans la majorité socialiste après un parcours de l’UMP au PRG en passant rapidement par le Modem (en moins de 10 ans), serait un signal assez fort du changement d’équilibre au sein de la majorité. Pas sûr que les militants écologistes ou communistes y trouvent leur compte…

TEASING : on reçoit une délibération mais on n'a pas le nom du futur 10ème adjoint...
TEASING : on reçoit une délibération mais on n’a pas le nom du futur 10ème adjoint…